En tant que traitement, la psychanalyse est une forme de psychothérapie, de traitement du psychisme de l’un par le psychisme de l’autre. Elle est en rupture avec l’hypnose, la catharsis, la suggestion et le conseil, qui sont au fondement d’autres méthodes actuellement en expansion continue, et souvent d’effets partiels et provisoires.

Contact
Tél. 06 62 07 18 76

Envoyer un message

  • Il ne s’agit pas de réduire les symptômes, mais de traiter leurs causes : non pas de les faire taire mais de les interroger, trouver leur sens, leur origine, leur histoire, leurs significations, comme formations de compromis ou de substitution, face aux conflits intrapsychiques inconscients.
  • Quant au transfert, il est défini par l’extériorisation des conflits intrapsychiques en rapport avec l’inconscient pulsionnel dans la relation à l’analyste, comme actualisation de l’Infantile.
  • Le but de la psychanalyse est, selon Freud, de rendre l'inconscient conscient, de permettre à la personne de pouvoir aimer et travailler. On peut dire aussi, de conquérir un plus grand degré de liberté par rapport aux déterminismes inconscients dans les relations avec soi-même et avec les autres, d'acquérir une nouvelle connaissance de soi, et de plus grandes possibilités de réalisation et de sublimation.
  • Il ne s’agit pas de l’application d’un savoir, mais de sa ré-invention dans la singularité de chaque cas : La théorisation doit demeurer ouverte, loin de tout système hégémonique, dogmatique ou idéologique car l’évolution culturelle dans les pays occidentaux favorise des modes d’organisation psychique assez différents de la névrose, de sorte que la problématique dépressive, narcissique, ou dite limite, est au premier plan. Mais, dès la clinique, l’importance de la dimension dépressive, addictive, projective, celle des passages à l’acte et des pathologies somatiques ne conduisent pas à renoncer à la psychanalyse, mais seulement à substituer à la cure-type, des aménagements du cadre et de la pratique (par exemple en face à face, une ou deux fois par semaine). Il peut s’agir d’un premier temps nécessaire avant l’instauration du cadre dit classique.  La pluralité des pratiques va de pair avec la pluralité des développements théoriques de la psychanalyse à l’échelle internationale.
  • Le maintien du cap psychanalytique dépend des processus en jeu qui font du patient un analysant, mais aussi de la formation et de l’expérience de l’analyste, de sa capacité d’analyser le contre-transfert qu’induit en lui le transfert de l’analysant. Le fait que le titre d’analyste ne soit pas protégé a entraîné la multiplication de soi-disant psychanalystes, ne s’autorisant que d’eux-mêmes et, par exemple, muets et adeptes des séances brèves.

Si le dispositif divan-fauteuil reste toujours la référence théorique, d’autres modalités nées de l’expérience et de l’inventivité des analystes peuvent se révéler plus adaptées à certaines configurations et permettre un développement transférentiel plus utilisable. Le cadre, une fois défini dans chacune de ses versions, restera strict et immuable. Le choix de la modalité se construit dans la rencontre patient-analyste. Pratiqués par des analystes, ces dispositifs s’étayent en profondeur sur une conception référencée à des conflits intrapsychiques.

  • Par exemple, les psychothérapies analytiques ou analyses en face à face sont largement pratiquées. Elles peuvent précéder l’engagement dans une analyse classique ou répondre à une demande particulière. Elles se pratiquent, comme dans la situation divan-fauteuil, selon la règle fondamentale de la psychanalyse appelant la libre association. Patient et analyste se faisant face, la présence de l’analyste se joue autrement (perception des visages et des corps, mimiques, postures, regards). Le nombre de séances hebdomadaires peut-être réduit et entraîner un déroulement processuel spécifique.
  • La psychanalyse s’est intéressée aussi au domaine de la psychosomatique. L’approche psychosomatique psychanalytique envisage le malade à partir du repérage, dans son fonctionnement psychique, d’un processus de somatisation.
  • Quel que soit le cas de figure, c’est la formation psychanalytique du psychanalyste qui lui permet de mener une action spécifique, différente de celle recherchée par les techniques psychothérapiques. Sa formation et sa technique lui rendent possible la prise en compte élective du transfert et du contre-transfert, la référence à l’histoire personnelle du patient, la connaissance vécue de l’importance du cadre et de ses aménagements et la perception qu’il a acquise des modalités du fonctionnement psychique inconscient.

Contactez DAUMARK Jean-François, votre psychothérapeute Aix-en-Provence, pour toute demande de rendez-vous.

35ans

Membre titulaire de la SPP (Société psychanalytique de Paris)

Membre formateur de la SEPEA (Société Européenne psychanalyse enfants et adolescents)

Membre du GECP (Groupe d'étude de la clinique psychanalytique)